Les grottes d'Arcy-sur-Cure (Yonne)

Entre Auxerre et Avallon.

 

Le site d'Arcy-sur-Cure compte une quinzaine de cavernes, habitées par les hommes préhistoriques qui y laissèrent de très nombreux vestiges. Les occupations humaines couvrent une longue période chronologique qui s'étend sur environ 300 000 ans, mais les principaux habitats concernent essentiellement le Paléolithique moyen et supérieur. Deux grottes ornées, la grotte du Cheval et la Grande Grotte viennent compléter cet ensemble exceptionnel

 

Les premières fouilles furent effectuées dès le début du XIX° siècle, mais les travaux véritablement scientifiques furent l'oeuvre du professeur Leroi-Gourhan, de 1946 à 1964. A partir de 1991, de nouvelles recherches sont entreprises (D. Baffier et M. Girard) dans la Grande Grotte, dans laquelle des peintures paléolithiques ont été identifiées, et dans la grotte du Cheval.

 

La grotte du Cheval.

 

La Grotte du Cheval est une petite cavité basse d'accès difficile, qui se développe sur une centaine de mètres de long. Les raclages et les gravures ne débutent qu'à 70 m de l'entrée.

 

La décoration comprend des raclages, des tracés digitaux et des gravures, effectués aux doigts ou à l'aide d'outils, dans l'argile d'altération brune qui recouvre le calcaire blanc : mammouth en relief naturel, signes raclés organisés, signe barbelé, tracés digitaux. Dominé par 8 mammouths, le bestiaire comprend également 4 cervidés, 3 bisons et 1 cheval, des figures indéterminées et des contours inachevés.

 

L'estimation chronologique des gravures a été réalisée en fonction du style graphique et de comparaisons avec d'autres sites ; elle se placerait dans l'une des périodes anciennes du Paléolithique supérieur.

 

La Grande Grotte.

 

La Grande Grotte est une vaste cavité de plus de 500 m de développement. Visitée depuis plus de quatre siècles pour la beauté de ses concrétions, ses parois et ses plafonds ont été progressivement salis par les graffitis et les fumées des éclairages. En 1978, un nettoyage à l'eau chlorée sous pression arracha une grande partie des revêtements carbonatés superficiels laissant la roche à nu dans plusieurs salles. Ce n'est qu'en 1990, que la découverte d'un bouquetin peint en noir sur le plafond de la salle des Vagues lança l'étude scientifique de la cavité, dont 80 % environ des surfaces peintes sont malheureusement détruites. Les œuvres conservées ont été protégées par la calcite épaisse qui a résisté au jet d'eau, mais ce concrétionnement rend difficile la lecture et l'identification des représentations.

 

L'enregistrement photographique systématique aux infra-rouge, le traitement informatisé des images, et surtout l'amincissement du dépôt superficiel de calcite ont permis l'étude détaillée des figures.

 

Plus de 140 figures ont actuellement été isolées. Plus de 65 % des animaux appartiennent à des espèces dangereuses : les mammouths qui dominent (+ de 50 %) sont accompagnés par des rhinocéros, des ours et un félin. D'autres espèces dont la figuration est considérée comme exceptionnelle s'y retrouvent également : mégacéros, oiseaux peints en rouge et poissons peints en noir. Les signes sont variés et nombreux : ponctuations digitées alignées ou groupées, bâtonnets, barbelé ou signes plus complexes (volutes et signe trapézoïdal à expansions latérales, etc). Sept empreintes de mains négatives d'adulte et d'enfant, aux doigts complets, une autre aux doigts incomplets, une main positive, des représentations vulvaires et trois figures anthropomorphes complètent cet inventaire.

 

Les fragments osseux brûlés et les foyers associés aux peintures ont permis d'obtenir une dizaine de dates qui s'étagent de 28000 à 24500 B.P. environ.

 

Auxerre (Yonne)

 

 

Le musée municipal d'Auxerre, situé dans l'ancien dortoir des moines de l'Abbaye Saint-germain, présente des collections archéologiques de la Préhistoire à la période gallo-romaine. Le Paléolithique, le Néolithique, l'Age du Bronze, l'Age du Fer et la période gallo-romaine sont présentés par des panneaux explicatifs et des reconstitutions. Un service pédagogique est à la disposition des enseignants :

 

Contactez : Service éducatif, Musée Saint-Germain, 2bis, place Saint-Germain, 89000 Auxerre. Tél : 03 86 18 05 50

 

Avallon (Yonne)

 

Le mobilier archéologique récolté lors des fouilles des grottes de l'Hyène et du Renne par André Leroi-Gourhan est conservé au musée de l'Avallonnais. Les collections du Paléolithique moyen et supérieur illustrent remarquablement ces périodes. Celles du Néolithique, de la Protohistoire et de la Gaule romaine sont également très bien représentées.

 

Bagneaux (Yonne)

Entre Villeneuve-l'Archevêque et Courgenay.

 

Le polissoir du Fond Pivet se situe dans le hameau de Rateau, carte IGN 2617 Est. Il se trouve dans la cour de Monsieur Bernard Motté à qui il convient de demander l'autorisation afin d'observer cette pierre au rainurage exceptionnel.

 

Bussy-le-Repos (Yonne)

Entre Sens et Joigny, à 3 km de Villeneuve-sur-Yonne, par la D 15.

 

Bussy-le-Repos permet de découvrir le menhir de la plaine des Egriselles ainsi que l'oppidum de Château dont il reste les remparts.

 

Courgenay (Yonne)

A 25 km au Nord-Est de Sens.

 

La Pierre à Neuf coup qui se situe dans le bois des Roches, près des Marchais, est un polissoir fixe qui servait à terminer le polissage des outils. Il est indiqué sur la carte IGN 2617 Est ainsi que par des pancartes sur le terrain.

 

Un autre polissoir, celui de la vallée d'Enfer, se trouve non loin du précédent et est également indiqué par des panneaux indicateurs.

 

Dixmont (Yonne)

A 16 km au Nord de Joigny, par la D 20.

 

Le lieu-dit de La Borde à la Gousse recèle un polissoir fixe qui a servi au Néolithique pour la réalisation des outils et le travail final des haches polies.

 

Egriselles-le-Bocage (Yonne)

Entre Sens et Courtenay, par la D 370.

 

Le menhir des Rivaux est accessible à partir de la commune d'Egriselles-le-Bocage. Il appartient à la période du Néolithique moyen.

 

Escolives-Sainte-Camille (Yonne)

A 8 km au Sud d'Auxerre sur la N 6.

Ce vicus gallo-romain (bourgade) est installé le long d'une voie romaine, de l'Yonne et près d'une source vauclusienne. Les monuments le plus intéressant de ce site sont des thermes du IIIe siècle qui possédait une palestre, une piscine couverte, des bains sur hypocaustes.

 

Une exposition présente également des blocs architecturaux et sculpturaux, des stèles, des statues, du mobilier néolithique, gallo-romain et mérovingien.

 

Flacy (Yonne)

A 5 km à l'Est de Villeneuve-l'Archevêque.

 

Le polissoir du Bois des Coudriers à Flacy se situe à la côte 174, vers le repère 5340 de la carte IGN 2618 Est. Le polissoir est accessible aux abords d'un bois après une marche de 200 mètres.

 

Fontenay-près-Vézelay (Yonne)

A 6 km au Sud de Vézelay.

 

Au lieu-dit "Le Crot au port", dans la forêt domaniale des Ferrières se situe un important centre gallo-romain de métallurgie du fer. Les restes d'un habitat et d'un petit temple consacré à Mercure y sont présentés.

 

Joigny (Yonne)

 

Il est possible de voir des thermes gallo-romains et des ferriers dans le Bois du Grand Marchais. Cependant, il est conseillé de faire appel à un animateur du patrimoine pour découvrir ces vestiges car ils ne sont pas indiqués par des panneaux signalétiques.

 

Animateur du Patrimoine, Mairie, Quai de l'Hôpital, B°.210, 89506 JOIGNY.

 

Michery (Yonne)

A 15 km au Nord de Sens.

 

Le menhir de "La Cour Notre-Dame" se trouve dans la cour d'une ferme qui porte le même nom. Il convient de demander l'autorisation à Monsieur Vanacker pour y accéder. Le menhir est indiqué sur la carte IGN 2517 Est.

 

Montacher-Villegardin (Yonne)

A 20 km au Sud-Ouest de Sens.

 

Le menhir de "Pierre Pointe" se trouve dans un champ facilement accessible après 500 mètres de marche. Il est indiqué sur la carte IGN 2518 Ouest.

 

Noé (Yonne)

A 7 km à l'Est de Sens, par le D 146.

 

Deux polissoirs fixes néolithiques se trouvent dans le Bois des Fainéants, non loin de Noé. Ils servaient au façonnage final des outils et haches polies caractéristiques du Néolithique. On y accède par le Chemin des Fainéants, carte IGN 2618 Ouest, après 1200 mètres de marche.

 

Noyers-sur-Serein (Yonne)

Entre Auxerre et Montbard, sur la D 956.

 

Le petit musée de Noyers-sur-Serein regroupe des collections provenant de fouilles et de prospections archéologiques effectuées dans la région. La visite vaut également pour la ville entourée de remparts avec seize tours rondes, ses maisons du XIVe au XVIIIe siècle, ses places qui lui donnent un aspect remarquable.

 

Saint-Florentin (Yonne)

 

Le Mont Avrelot qui se trouve à quelques kilomètres de Saint-Florentin est une enceinte fortifiée dont on peut encore voir les remparts. Sur place, la reconstitution d'une maison gauloise agrémentera la visite.

 

Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes (Yonne)

A 30 km au Nord-Est de Sens.

 

Le territoire communal de Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes recèle trois dolmens et trois polissoirs. Le dolmen de Lancy est bien indiqué par des pancartes et accessible après 800 mètres de marche. Les deux dolmens de Trainel, non loin du premier, sont également indiqués par des pancartes. Pour un accès facilité, se renseigner auprès de l'O.N.F. du secteur.

 

Saint-Moré (Yonne)

A 15 km au Nord d'Avallon, par la N 6.

 

Les grottes préhistoriques de Saint-Moré. Cliché : Association CORA

 

Le Camp de Cora est un "éperon barré" installé sur une colline aux flancs escarpés. La période d'occupation s'étend du Néolithique à la période gallo-romaine. La muraille de cet "éperon barré", flanquée de six demi-tours est un vestige remarquable. Les grottes préhistoriques de Saint-Moré sont à découvrir sur la colline de la Côte de Char. L'entrée des grottes de la Roche Percée, du Père Leleu et surtout de Nermont servaient d'abris aux chasseurs-cueilleurs du Paléolithique

 

Saint-Père-sous-Vézelay (Yonne)

A 4 km au Sud de Vézelay, sur la D 958.

 

 

Le site des Fontaines-Salées a d'abord été un sanctuaire celte du IIe siècle avant Jésus Christ avant de précéder des thermes gallo-romains créés au Ier siècle après Jésus Christ près de sources aux eaux minérales riches en sodium. Mais ce site a été exploité dès la Protohistoire, mille ans avant notre ère, au moyen de gros troncs de chêne évidés au feu et servant ainsi de cuvelages pour recueillir l'eau des sources. Dix-neuf cuvelages ont été mis à jour. Sur le site on peut découvrir un temple circulaire celte avec bassin central, les différentes salles des thermes gallo-romain et leur alimentation en eau par des captages en pierre...

 

Abrité dans l'ancien presbytère du XVIIe siècle, le musée archéologique de Saint-Père-sous-Vézelay conserve les résultats des fouilles effectuées aux Fontaines-Salées mais également d'autres sites de la région : cuvelage en chêne, balance en fer gallo-romaine, fibules en formes de canard ou d'hippocampe...

 

Sens (Yonne)

 

Installées dans l'ancien archevêché de Sens (16e-18e siècle), les collections archéologiques présentent les découvertes préhistoriques et protohistoriques faites dans le sénonais : outillages du Paléolithique supérieur (Marsangy), sépultures et maison du Néolithique ainsi que des objets de l'Age du Bronze et du Fer (Trésor de Villethierry, armes et parures). Les vestiges gallo-romains récupérés dans les murailles défensives de la ville de Sens sont d'un grand intérêt pour la découverte de la vie quotidienne pendant cette période : blocs de monuments publics (thermes), sculptures, stèles funéraires décrivant les métiers des habitants de l'antique Senona.

 

Thorigny-sur-Oreuse (Yonne)

 

Le dolmen de la Bertauche est un dolmen récemment découvert. Il se situe au lieu-dit "Notre-Dame des Roches" sur la commune de Thorigny-sur-Oreuse et est accessible après un kilomètre de marche.

 

Vaumort (Yonne)

A 10 km au Sud-Est de Sens, par la D 905.

 

Le menhir de "La Pierre Enlevée" est à découvrir dans un jardin en plein village. Il convient de demander l'autorisation à Monsieur Marcel Nice, 37, rue de la Lampe pour y accéder.

 

Villeneuve-sur-Yonne (Yonne)

Entre Joigny et Sens, sur la N 6.

 

Une exposition retrace l'histoire locale depuis le Paléolithique ancien jusqu'à nos jours. Sur le plan archéologique on découvrira l'industrie lithique acheuléenne, magdalénienne, du mobilier funéraire provenant de la nécropole de l'Age du bronze de la Colombine, un torque du Premier Age du Fer, de la céramique gauloise, le mobilier d'une villa gallo-romaine et des poteries d'un atelier de Bussy-le-Repos datant de la même période.

 

Un menhir se situe également sur la commune. Le menhir de "Pierre-Frite" est indiqué sur la carte IGN 2618 Ouest et facilement accessible après 500 mètres de marche.