Autun (Saône-et-Loire)

 

Autun (Augustodunum) remplaça Bibracte comme capitale du peuple celte éduen. Elle fut fondée, comme le rappelle son nom, sous le règne d'Auguste qui voulait ainsi mieux assujettir les Eduens en leur offrant une cité rayonnante qui s'installa sur la voie romaine principale Lyon-Boulogne-sur-Mer. D'importants monuments publics furent construits et Autun fut considéré comme la s?ur de Rome. On peut encore voir un des deux théâtres de la ville parmi les plus grands de Gaule, les portes d'Arroux (donnant accès à la voie Agrippa et au pays des Sénons) et de Saint d'André (ouvrant vers le pays des Lingons) jalonnant les imposants remparts protégeant la ville, le temple de Janus.

Le musée Rolin accueille les collections archéologiques provenant des fouilles de Bibracte ainsi que celles d'Autun (mobiliers funéraires et religieux, artisanat et commerce...).

Le site de Saint-Pantaléon près d'Autun présente un intéressant alignement de menhirs appartenant, pour certains (n° 24 et 25), au groupe des menhirs se rapprochant des grandes stèles bretonnes néolithiques rappelant le thème de l'écusson avec un sommet arrondi sur base rectangulaire.

 

Les grottes d'Azé (Saône-et-Loire)

Entre Chalon-sur-Saône et Mâcon, sur la D.15.

 

Hormis l'intérêt géologique que présentent les grottes d'Azé, l'une d'entre elles, la grotte de la Balme de Rizerolles, a révélé des vestiges du Paléolithique ancien, moyen et supérieur ainsi qu'un gisement paléontologique essentiellement composé d'ossements d'ours et de lions des cavernes. L'entrée de la grotte s'ouvre à 267 mètres d'altitude et l'on y accède par un agréable arboretum.

Un petit musée expose également d'intéressants objets et ossements issus des fouilles de la grotte ou des environs proches.

 

Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire)

 

L'ancienne priorale Saint-Nazaire de Bourbon-Lancy abrite un musée présentant des collections essentiellement préhistoriques et gallo-romaines.

 

Boyer (Saône-et-Loire)

A 5 km au Nord de Tournus.

 

Les deux menhirs, dit des Sanguignis, de Boyer datent du Néolithique final et ont eu une réutilisation funéraire à la fin de l'Age du Bronze et au début du Premier Age du Fer. Le menhir n° 2 de Boyer rappelle les grandes stèles bretonnes du Néolithique avec un sommet arrondi sur base rectangulaire sur le thème de l'écusson. Les menhirs atteignent une hauteur d'environ 5 mètres.

 

Broye (Saône-et-Loire)

Entre Autun et Le Creusot, par la D 61.

 

Le menhir de Broye, haut de 4,65 mètres, est le sommet d'un mégalithe plus important. Il a été soumis aux deux influences bretonnes et méditerranéennes. Sur sa face Ouest, une lame de hache polie est tracée par un piquetage typique des mégalithes de Barnenez, Gavrinis... Plus bas, une grande représentation anthropomorphe composée de deux bras arqués au dessus d'un corps symbolisé par un trait recourbé qui l'apparente aux orants du Val Camonica italien.

 

Bussières (Saône-et-Loire)

A 10 km à l'Ouest de Mâcon.

 

Un camp retranché néolithique domine le village de Bussières sur la colline de Montsard en offrant un intérêt stratégique. Les fossés sont comblés mais on peut encore observer le rempart de pierre sèche. Ce camp à double rempart a été réutilisé à différentes époques, notamment pendant la période gallo-romaine.

 

Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire)

 

Le musée Denon de Chalon-sur-Saône est installé dans une annexe de l'ancien couvent des Ursulines. Ces collections archéologiques sont très riches et représentent toutes les périodes archéologiques anciennes, de la Préhistoire à la période gallo-romaine. On peut y voir des ossements de mammouths, des outils lithiques moustérien (Paléolithique moyen) et surtout les magnifiques pointes solutréennes de Volgu, près de Gueugnon. De très belles pièces illustrent également le Néolithique (poignards, anneau disque d'Oslon...), l'Age du Bronze (casque à peigne), l'Age du fer (armes de fer), la période gallo-romaine (statuettes rares, monnaies et verreries...).

 

Chassey-le-Camp (Saône-et-Loire)

A 7 km au Sud-Ouest de Chagny.

 

Ce camp d'origine chasséenne (Néolithique moyen) occupe un promontoire dont les deux extrémités sont protégées par des constructions défensives protohistoriques (le Château et la Redoute). Le site a été réoccupé à plusieurs époques : au Néolithique final, à l'Age du Bronze, à la fin du premier Age du Fer et un petit sanctuaire gallo-romain y a été découvert. Pour accéder au site, prendre le chemin qui part de l'église de Chassey-le-Camp ou celui qui part du hameau de Bercully.

 

Couches (Saône-et-Loire)

Entre Chalon-sur-Saône et Autun, sur la D 978.

 

A l'origine, il existait sept mégalithes dont six on été retrouvés. Le plus long de ces menhirs mesure 7,35 mètres et représente aussi le plus grand des menhirs de l'Est de la France avec une masse de 27 tonnes tandis que les menhirs n° 2 et 3 mesurent 5,80 mètres. Ils sont datés du Néolithique moyen. Le grand menhir est ceint par un mince sillon. Sur sa face est, un signe anthropomorphe est gravé ainsi qu'une hache emmanchée et un cercle en faux relief. Ils ont été redressés au carrefour de la D225 et du C.V.4.

 

Digoin (Saône-et-Loire)

 

Le musée de la céramique de Digoin offre une approche intéressante de la production céramique à l'époque gallo-romaine : sigillée de Gueugnon et terre blanche de Coulanges (Allier). L'essor de la production céramique à l'époque gallo-romaine dans les échanges commerciaux est ici bien mis en valeur.

 

Gueugnon (Saône-et-Loire)

 

A l'époque gallo-romaine, Gueugnon possédait un important centre de potiers dont les produits étaient commercialisés dans toute la région. Ces ateliers étaient situés à la sortie Sud de Gueugnon, dans la plaine alluviale de l'Arroux et près de la voie antique Autun-Digoin-Val-de-Saône, leur assurant une place commerciale privilégiée. Les potiers travaillaient sous des abris légers et des séchoirs tandis que leurs habitations se situaient à l'écart. Les fours étaient principalement à feu direct ou à tubulures pour la cuisson de la sigillée. L'Archéosite de Gueugnon présente le site archéologique, les fours et les différentes facettes de cet artisanat.

 

Issy-l'Evêque (Saône-et-Loire)

A 16 km au Nord-Ouest de Gueugnon, sur la D 25.

 

Le site du Mont Dardon a été occupé depuis le Néolithique jusqu'au Moyen-Age. Le sommet est entouré d'un rempart dont on discerne encore les limites. Après la conquête romaine, ce rempart fut renforcé et devint un oppidum contemporain de Bibracte.

A Issy-l'Evêque, une exposition présente dans l'ancienne tour fortifiée de Luzy les vestiges d'une villa gallo-romaine et les résultats des premières recherches effectuées sur le Mont Dardon.

 

La Chapelle-sous-Brancion (Saône-et-Loire)

A 14 km à l'Ouest de Tournus, par la D 14.

 

Le menhir de Nobles à la Chapelle-sous-Brancion est gravé d'un trident anthropomorphe qui l'apparente à l'un des menhirs de l'alignement du Chemin des Collines à Sion en Suisse. Il est daté du Néolithique moyen et est caractéristique des échanges culturels avec les Alpes et le monde méditerranéen.

 

Mâcon (Saône-et-Loire)

 

Le musée municipal est installé dans l'ancien couvent des Ursulines et présente des collections allant de la Préhistoire à nos jours. Il met en valeur une importante série de mobilier en silex et en os provenant des fouilles anciennes de Solutré et de sites mâconnais du Paléolithique supérieur : Charbonnières, Verchizeuil, La Senétrière. Du mobilier néolithique provenant du lac de Chalain et des rives de la Saône est également présenté ainsi que la reconstitution de sépultures de l'Age du Bronze découvertes à Verzé. Des époques gauloise et gallo-romaine on peut voir un four de potier, des statuettes, des amphores, des outils, des urnes funéraires, des documents sur Mastico, le Mâcon gallo-romain... Un service pédagogique est à la disposition des enseignants.

 

Massy (Saône-et-Loire)

A 8 km au Nord de Cluny, par la D 980.

 

Le menhir de Massy est orné d'une petite crosse et d'une gravure scutiforme (en forme d'écusson) néolithique que l'on nomme d'idole à chevelure. Cette gravure rapproche le menhir des mégalithes bretons de Barnenez, de l'Ile Longue, de Gavrinis...

 

Mont-Saint-Vincent (Saône-et-Loire)

A 10 km au Sud-Est de Montceau-les-Mines.

 

Un petit musée installé dans l'ancien grenier à sel du village présente du matériel néolithique et gallo-romain provenant de fouilles réalisées respectivement à Chassey et au village du Portus ainsi que des objets mérovingiens de Saint-Clément-sur-Guye.

 

Monthelon (Saône-et-Loire)

A 4 km à l'Ouest d'Autun, par la D 3.

 

Le menhir détruit de Monthelon date de 3500 ans avant Jésus Christ et appartient au Néolithique moyen bourguignon. Le matériel archéologique découvert au cours des fouilles a révélé des grattoirs, une armature tranchante, des percuteurs, un talon de hache polie en roche verte...

 

Romenay (Saône-et-Loire)

A 17 km au Sud-Est de Tournus.

 

Le musée du terroir bressan, créé par les Amis du Vieux Romenay, présente une synthèse des fouilles archéologiques effectuées dans la région bressane : matériel lithique mésolithique (vers 6500 avant Jésus Christ) provenant de Sermoyer, silex néolithiques, outils et armes de l'Age du Bronze et du Fer, vestiges gallo-romains des fouilles menées à Romenay ainsi que des sculptures sur bois de cerf venant de la motte féodale de Loisy (Haut Moyen-Age).

 

Sailly (Saône-et-Loire)

Entre Monceau-les-Mines et Cluny, sur la D 980.

 

Le menhir de Sailly se trouve au Sud du village, à droite en allant vers Salornay-sur-Guye. La grande pierre couchée appelée "La Pierre Folle" est datée de 3500 ans avant Jésus Christ.

 

Saint-Boil (Saône-et-Loire)

Entre Buxy et Cormatin, sur la D 981.

 

Des carrières gallo-romaines ont été étudiées par douze campagnes de fouilles. Il s'agit d'exploitations à ciel ouvert de calcaire pisolithique du Rauracien supérieur. ces carrières ont été utilisées entre le Ier et le IIe siècle après Jésus Christ. Les carriers découvraient la roche d'une terre de 0,30 à 1 mètre d'épaisseur puis pratiquaient le havage, le creusement de saignées verticales de la taille du bloc à extraire. Enfin, le levage, consistait en la taille d'une rainure horizontale à la base du bloc et à l'enfoncement de coins de bois que l'on humidifiait pour faire sauter la pierre et la dégager.

 

Saint-Clément-sur-Guye (Saône-et-Loire)

A 29 km au Sud-est de Montceau-les-Mines, par le D 983.

 

Les deux menhirs des Terres Bobbillots de Saint-Clément-sur-Guye se rapprochent des menhirs suisses et italiens. Le plus petit des deux menhirs, très endommagé, présente la gravure d'un outil emmanché, certainement une hache, une forme de serpent ainsi qu'une crosse. Le plus grand des menhirs approche les 5 mètres de hauteur.

 

Saint-Martin-sous-Montaigu (Saône-et-Loire)

Entre Chalon-sur-Saône et Le Creusot, sur la D 124.

 

L'éperon barré du Château Beau appartient à la période Néolithique. Il s'agit d'un site défensif entouré d'une double série de rempart constitués de fossés et de talus.

 

Saint-Micaud (Saône-et-Loire)

A 20 km au Sud-Est du Creusot.

 

Le menhir de Saint-Micaud (6,35 mètres de hauteur) est le seul témoin d'un ensemble de trois mégalithes qui portaient le nom de "Pierres aux fées". Il appartient aux menhirs caractéristiques du Néolithique moyen, datant du IVe millénaires avant , notre ère. On peut voir gravés des serpents dont un cornu, des crosses renversées, des représentations anthropomorphes attestant de relations avec la Bretagne, la Suisse et le Languedoc.

 

Saint-Nizier-sur-Arroux (Saône-et-Loire)

Entre Autun et Gueugnon, par la D 994.

 

Le menhir de Saint-Nizier-sur-Arroux dépasse les 4,50 mètres. Les fouilles archéologiques du menhir ont révélé des fragments de poteries à fonds hémisphériques et des morceaux d'un gros bassin sphérique, tout deux d'origine chasséenne. Un petit couteau à dos en silex, des grattoirs, une armature tranchante, une pointe de flèche foliacée en silex translucide de 5 cm de long, etc., ont également été retrouvés et datent du Néolithique moyen.

 

Saint-Pierre-de-Varennes (Saône-et-Loire)

A 4 km du Creusot, par la D.431.

 

Un menhir se trouve au lieu-dit "Le Bois de la Brûlée". Il s'agit d'un monolithe de granit alors que le terrain local est formé de grès. Il a été volontairement brisé en deux et couché sur le sol. Il mesurait 3m38 de long.

 

Solutré (Saône-et-Loire)

A 15 km à l'Ouest de Mâcon, par la D 54.

 

Pendant 20 000 ans, les hommes du Paléolithique supérieur (Aurignaciens, Gravettiens, Solutréens puis Magdaléniens) ont traqué les troupeaux de chevaux lors de leur transhumance saisonnière. Les vestiges archéologiques mis à jour depuis les fouilles de 1866 ont révélé des ossements animaux, des aires de travail et d'occupation, des outils... Ce site de chasse s'étend sur plus de 4000 m2 et peut atteindre deux mètres d'épaisseur.

Un musée installé au pied de la roche de Solutré évoque les différents faciès du site : la préhistoire, l'environnement, l'archéologie régionale...

Contact : 03 85 35 85 24

 

Tournus (Saône-et-Loire)

 

Les collections archéologiques, du Paléolithique à nos jours) de Tournus sont conservées dans le musée Greuze. On peut y voir les vestiges des dragages de la Saône (Néolithique, Age du Bronze et époque gallo-romaine), les découvertes des fouilles des sites de l'Age du Fer et des villa gallo-romaines de la région de Tournus.